1.2. Les principes de la lutte biologique et intégrée

La lutte intégrée est une méthode décisionnelle qui intègre plusieurs moyens de lutte afin de réduire à un niveau économiquement acceptable la population de ravageurs ciblés tout en respectant l’environnement. Ces moyens de contrôle peuvent être :

  • Culturaux (pH, fertilisation, climat favorable, etc.);
  • Mécaniques (pièges collants, etc.);
  • Biologiques (auxiliaires, etc.);
  • Chimiques (pesticides à faibles impacts ou de synthèse).

La lutte intégrée comprend également d’autres moyens parallèles pour atteindre sa pleine efficacité. Par exemple :

  • La désinfection et les mesures sanitaires;
  • L’identification des ravageurs;
  • L’évaluation de l’importance des menaces;
  • L’utilisation de registres.

La base des interventions demeure cependant le dépistage et l’estimation des populations en comparaison aux seuils de tolérance. Ces deux interventions, à elles seules, lorsque faites adéquatement, peuvent diminuer significativement l’utilisation des pesticides. Les seuils de tolérance des ravageurs peuvent parfois être plus élevés qu’en culture conventionnelle, sans toutefois entraîner davantage de dommages sur les plants.

La lutte intégrée permet de :

  • Réduire l’utilisation de pesticides;
  • Diminuer le développement de résistance des organismes nuisibles vis-à-vis les pesticides;
  • Diminuer les risques pour la santé et l’environnement.

L’utilisation de la lutte biologique et intégrée peut impliquer le travail avec des organismes vivants bénéfiques, appelés les auxiliaires. Il est donc nécessaire d’apprendre à travailler avec des délais de commande et de distribution. Aussi, les introductions d’auxiliaires doivent se faire dans un délai relativement court suite à leur réception. Il est souvent utile de travailler avec plusieurs auxiliaires puisque ces derniers sont spécifiques à certains ravageurs contrairement aux pesticides à large spectre.

Les auxiliaires présents en lutte biologique proviennent d’élevages spécialisés. Cependant, il n’est pas rare de voir apparaître des auxiliaires naturellement dans la culture, sans qu’ils aient été introduits tels que la coccinelle et le chrysope. Ceci s’explique par la non-utilisation de pesticides dans les serres, permettant à ces auxiliaires naturels de s’y établir.

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