6.7. Étapes de base pour la réussite du démarrage en lutte biologique et intégrée

  1. Débuter la première expérience d’un programme de lutte biologique et intégrée (LBI) avec des conditions optimales, c’est-à-dire commencer avec une seule culture ou sur une petite superficie;
  2. Établir l’historique des ravageurs dans la serre;
  3. Établir l’historique des pesticides appliqués dans la serre dans les derniers mois;
  4. Se procurer du matériel de dépistage : ex. : loupe 16x, planchette blanche, pinceaux, sacs de plastique refermables, petites bouteilles de plastique, pièges collants, stylo feutre;
  5. Prévoir et s’assurer d’un accompagnement et d’un suivi régulier avec un conseiller et/ou avec un fournisseur horticole spécialisé;
  6. S’assurer d’avoir des conditions phytosanitaires gagnantes dans la serre (vide phytosanitaire, désinfection, etc.) ou prévoir un traitement pour abaisser dès le départ les populations de ravageurs;
  7. Déterminer et tenir compte par la suite des conditions environnementales qui prévalent dans la serre avant de choisir un auxiliaire (température, luminosité, etc.)
  8. Utiliser le calendrier de production pour coordonner et planifier les introductions et établir le calendrier d’introduction [Excel] , qui sera ajusté selon les dépistages. Inscrire les introductions réelles dans le calendrier d’introduction;
  9. Lorsque possible, regrouper les végétaux selon les problématiques qui y sont les plus souvent associées. Un rapport des problématiques [PDF] peut être utilisé à cet effet;
  10. Dépister les arrivages de végétaux et les mettre en quarantaine s’il y a présence de ravageurs en nombre important;
  11. Déterminer les auxiliaires [Excel] à commander si nécessaire, selon les ravageurs présents, la période de l’année, le niveau d’infestation, la culture, etc.
  12. Prévoir les commandes d’auxiliaires au bon moment dans la semaine en tenant compte du délai de livraison;
  13. Débuter les introductions dès les premiers arrivages et lorsque les plants sont en petits formats comme par exemple en multicellules;
  14. Tester la viabilité des différents auxiliaires à leur arrivée et connaître les différentes méthodes pour le faire;
  15. Déterminer les méthodes d’introduction les plus appropriées (piles, saupoudrage au sol ou sur le feuillage, etc.) ou s’assurer de l’accompagnement d’un conseiller ou fournisseur lors des arrivages;
  16. Considérer l’utilisation de plantes-trappes dans la serre pour détecter rapidement la présence de certains ravageurs (ex. : plants d’aubergine, de haricots, etc.) ou plante-réservoir pour fournir de la nourriture aux auxiliaires en l’absence de ravageurs (ex. : plants de poivron);
  17. Dépister les ravageurs et les dommages de façon hebdomadaire et minutieuse. C’est la meilleure méthode pour connaître l’efficacité des auxiliaires puisque ces derniers sont difficilement observables. Compiler les informations du dépistage dans un rapport ainsi que toutes autres informations pertinentes;
  18. Adapter les seuils de tolérance des ravageurs et donc, des quantités d’auxiliaires introduits selon la période de production;
  19. Tenir un registre des applications phytosanitaires (bio ou de synthèse) si des applications sont faites;
  20. Après la saison de production, faire un bilan de ce qui a fonctionné ou non et de ce qui doit être adapté ou amélioré.
L’utilisation de ces outils et l’application de ces étapes de base, en complémentarité avec un encadrement et un suivi régulier, favorisera la réussite du démarrage d’un programme de lutte biologique et intégrée.
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